L'arthrose : un guide pour tous

L'arthrose est la forme d'arthrite la plus fréquente ; elle touche le cartilage qui protège nos articulations. Avec le temps, ce cartilage s'use, ce qui fait frotter les os entre eux — entraînant douleur, raideur et gonflement. Elle est souvent liée au vieillissement, mais elle est aussi favorisée par la sursollicitation des articulations, d'anciennes blessures, l'excès de poids et la génétique. Contrairement à l'arthrite auto-immune, l'arthrose est une maladie « d'usure » plutôt qu'une inflammation causée par le système immunitaire, même si une certaine inflammation est présente.

L'arthrose du genou

C'est le type le plus fréquent. Elle provoque des douleurs en marchant, en montant les escaliers, ou en se levant d'une chaise, souvent avec une sensation de grincement ou de craquement. La mise en charge aggrave la douleur, et beaucoup de personnes remarquent une raideur après être restées assises un moment, qui s'atténue avec le mouvement. La perte de poids, le renforcement des muscles autour du genou, et l'exercice à faible impact (comme la natation ou le vélo) sont essentiels pour la prendre en charge.

L'arthrose de la main

Elle touche couramment la base du pouce ainsi que les petites articulations du bout des doigts et les articulations intermédiaires. Elle peut provoquer des nodosités osseuses, une diminution de la force de préhension, et des difficultés pour les tâches fines comme boutonner une chemise ou ouvrir un bocal. Les exercices pour la main, les attelles et les techniques de protection articulaire aident à préserver la fonction.

L'arthrose de la hanche

Elle se manifeste généralement par une douleur à l'aine, à la fesse ou à la cuisse, qui peut s'aggraver en marchant ou après une période de repos. Elle peut finir par limiter la distance de marche ou rendre difficile le fait d'enfiler chaussures et chaussettes. À un stade avancé, elle peut provoquer une boiterie visible. La kinésithérapie et l'adaptation des activités sont les piliers de la prise en charge précoce, le remplacement articulaire étant envisagé pour les cas sévères.

L'arthrose de l'épaule

Moins fréquente que les autres, mais elle peut tout de même être invalidante. Elle limite la capacité à lever le bras au-dessus de la tête ou à l'amener dans le dos, et la douleur peut perturber le sommeil, notamment en position couchée sur le côté atteint. L'épaule reposant fortement sur les muscles et tendons environnants, une kinésithérapie ciblée y est particulièrement importante.

L'arthrose de la colonne vertébrale

Elle touche les petites articulations entre les vertèbres, le plus souvent au niveau du cou et du bas du dos. Elle peut provoquer une raideur et une douleur localisées, et lorsqu'elle rétrécit l'espace autour des nerfs, elle peut entraîner des engourdissements, des picotements ou une faiblesse irradiant dans les bras ou les jambes. La correction de la posture, le renforcement des muscles du tronc et, parfois, des traitements ciblant les nerfs sont utilisés selon la sévérité.

Ce qui est commun à tous les types

Ce qui aide dans tous les cas : maintenir un poids santé, rester actif avec un exercice adapté aux articulations, renforcer les muscles, et, si nécessaire, recourir à des stratégies de gestion de la douleur allant des traitements locaux à la kinésithérapie, et à la chirurgie dans les cas avancés.

Si une douleur articulaire est persistante, s'aggrave, ou limite les activités quotidiennes, il est préférable de consulter un médecin tôt — une prise en charge rapide peut réellement améliorer la qualité de vie.

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Cet article fournit des informations générales sur la santé et ne remplace pas une consultation médicale. En cas d'urgence médicale, appelez le SAMU (114) ou rendez-vous à l'hôpital le plus proche.

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